MOBILISATION POUR L’APPLICATION DU DALO -JEUDI 5 MARS 2015-organisée par le Secours Catholique, le DAL et EMMAUS

16/02/2015 | 1 488 vues

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Quelque 200 personnes, bénéficiaires du droit au logement opposable (Dalo) et militants associatifs, se sont rassemblées jeudi près de l’Assemblée nationale à Paris, à l’occasion du huitième anniversaire de la loi Dalo, pour réclamer son application.

« Le Dalo, l’appliquer c’est possible », proclamait une banderole dans ce rassemblement organisé à l’initiative du Secours Catholique, du Droit au logement (Dal) et de la Fondation Abbé Pierre.

« Ça fait deux ans que je suis prioritaire Dalo et jusqu’à présent rien », pas de proposition de logement, a témoigné auprès de l’AFP Tenin Doumbouya, 36 ans, qui loue un appartement de 9m2 avec sa fille de six ans pour 470 euros par mois.

Quand elle demande des nouvelles, on lui répond « qu’il y a plein de dossiers ». Mais le bail de son logement prend fin, son propriétaire veut récupérer l’appartement et elle craint de se retrouver à la rue.

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La loi Dalo impose à l’État de trouver un logement social à toute personne qui n’est pas en mesure de se loger par ses propres moyens. Le ménage démuni doit faire un recours devant une commission. Si cette dernière le reconnaît « prioritaire », l’État a six mois pour lui proposer un logement social et, à défaut, peut être condamné à des astreintes financières.

En France, près de 60.000 ménages restent à reloger dont 50.000 pour qui les délais prévus par la loi ont été dépassés, a précisé Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre.

44.000 ménages vivent en Ile-de-France. « Le nombre de recours a augmenté de 9,5% à Paris en 2014 par rapport à 2013 », explique M. Robert, « il y a encore plus de monde qui frappe à la porte pour dire +Aidez-moi+ ».

Si la loi Dalo représente une « avancée sociale incontestable », estime Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du Dal, « on veut l’application de la loi et de toute la loi ». Il réclame notamment la mobilisation des logements de « tout le contingent préfectoral » et du quart de ceux prévus par le 1% logement mais aussi des logements vacants du parc privé.

Schamsul Kazi Mohammed, 52 ans est « demandeur de logement depuis 1994 et prioritaire Dalo depuis 2012 »: En attendant de quitter l’appartement de 45 m2 qu’il occupe avec sa femme et ses trois enfants pour un logement social, il ne perd pas espoir: « Je ne suis pas encore découragé mais est-ce que ça va fonctionner? Et quand? Je ne sais pas du tout. »