Valeurs, missions et histoire

L’Association des Cités du Secours Catholique (ACSC) lutte contre l’exclusion et pour l’insertion des personnes les plus fragiles.

La vocation de l’ACSC est d’accompagner vers l’autonomie et l’insertion socio-professionnelle des personnes en situation de prĂ©caritĂ©, d’exclusion ou de handicap. Son ambition : contribuer Ă  l’évolution de la sociĂ©tĂ© et de la place que celle-ci donne Ă  ces personnes fragilisĂ©es.

Association laĂŻque rĂ©gie par la loi du 1er Juillet 1901-art. 5, elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 1989 Ă  l’initiative du Secours Catholique ; enregistrĂ©e Ă  la prĂ©fecture de Paris le 1er juin 1989 et parue au journal officiel le 26 mai 1989 sous le n° 89/1964. Consulter les statuts de l’association et le rĂ©cĂ©pissĂ© prĂ©fecture.

 

Les valeurs de l’ACSC

L’association fonde sa dynamique sur les trois valeurs que porte le rĂ©seau Caritas France auquel elle appartient : la confiance, l’engagement et la fraternitĂ©. Ses initiatives et ses principes d’action reposent sur :

  • L’égale dignitĂ© des personnes humaines,
  • La justice, pour une sociĂ©tĂ© juste et fraternelle,
  • La solidaritĂ©, pour rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s,
  • La foi des uns et/ou la confiance dans l’homme,
  • La laĂŻcitĂ©, comme respect des convictions des personnes accompagnĂ©es et de leur libre expression.

 

Les missions de l’ACSC

L’ACSC accompagne des personnes en situation de prĂ©caritĂ©, d’exclusion sociale ou de handicap sur le chemin de l’insertion et de l’autonomie personnelle de vie.

Accueillir et hĂ©berger, loger et accompagner, les personnes qu’elle accompagne.

L’accueil, l’hĂ©bergement, le logement, l’accompagnement et le soin, au sens « prendre soin », sont au cĹ“ur de la mission de l’ACSC. C’est ainsi que l’association dĂ©veloppe des initiatives permettant d’accueillir des personnes, enfants ou adultes, en situation d’exclusion ou de handicap.

Chaque personne, chaque ménage, doit pouvoir disposer d’un logement comme un droit fondamental reconnu et un des premiers besoins vitaux. Le logement personnel constitue un espace de stabilité pour l’accompagnement des personnes en difficulté et il leur permet de retrouver une place digne dans la société.

L’ACSC assure une prise en charge et un accompagnement personnalisĂ© de qualitĂ©, adaptĂ©s Ă  l’âge et aux besoins de chaque personne, afin de favoriser l’autonomie de vie, l’insertion sociale, ainsi que professionnelle dans la mesure du possible.

Promouvoir l’engagement de chacun, salarié, bénévole et personne accompagnée.

L’ACSC réunit une communauté des personnes, salariées et bénévoles, qui font preuve de leur engagement personnel dans des actions en direction des personnes vivant des situations d’exclusion ou de handicap, en veillant à leur participation effective. Le savoir-faire et les compétences professionnelles des salariés et les capacités des bénévoles se complètent et renforcent le service qui se veut le plus adapté aux personnes accompagnées. Motivés, compétents et disponibles, ils sont les artisans du professionnalisme de l’association et de la qualité du travail social et médico-social effectué.

Cet engagement implique que la relation établie entre la personne accompagnée et l’accompagnant soit de grande qualité. Une attitude personnelle et une relation de confiance suscitant, chez les personnes accompagnées, un sentiment d’estime de soi et de dignité, indispensable, mais souvent perdu.

Si les raisons de collaborer avec l’association relèvent de motifs personnels liés à l’histoire de chacun, à ses convictions philosophiques, politiques ou religieuses, tous s’accordent pour dire que l’action de l’ACSC doit rester respectueuse des idées de chacun.

DĂ©velopper une expertise collective pour faire Ă©voluer les pratiques et les politiques sociales.

Les équipes des Cités développent des compétences collectives pour la mise en œuvre d’actions sociales et médico-sociales pertinentes et répondant à un impératif de qualité. C’est là la marque du professionnalisme que l’ACSC veut promouvoir chez l’ensemble des personnes qui travaillent avec elle.

Cette expertise alimente la réflexion de tous les acteurs et suscite des propositions visant au mieux-être des personnes accueillies et accompagnées.

Il en résulte une exigence d’évaluation régulière des actions entreprises.

Sensibiliser l’opinion publique et interpeller les pouvoirs publics : être une instance de veille et d’alerte pour les nouvelles formes de pauvreté et de précarité.

L’ACSC développe une « action institutionnelle » avec le Secours Catholique, ainsi que des liens avec des partenaires tels que les grandes fédérations des secteurs de l’action sociale. Cette action institutionnelle est fondée sur une réflexion distanciée, critique et étayée sur les différentes situations de pauvreté et de précarité rencontrées. Concernant les situations individuelles, ces observations doivent garantir le respect des personnes dans leur vie privée, notamment dans la relation avec les médias.

Les 4 grandes missions énoncées sont complémentaires les unes des autres, elles ne sauraient être dissociées, au risque de fragiliser la cohérence institutionnelle et de compromettre la mise en œuvre de chacune d’entre elles.

Ces missions s’appuient à la fois sur l’engagement des professionnels et des bénévoles, sur l’expertise collective, sur la veille sociale et sur l’alerte. Elles concernent également l’interpellation publique.

 arton137    Jean Rodhain, Fondateur des Cités du Secours Catholique

Né le 29 janvier 1900, Jean Rodhain, prêtre catholique français, fut premier Secrétaire général du Secours Catholique. Avec pour projet de « rendre au monde son âme : une âme de charité », il instaura une pédagogie révolutionnaire à l’époque qui vise à faire passer la charité par un accompagnement réel vers la réinsertion sociale et le relogement, et non par des dons et un assistanat des personnes nécessiteuses.

C’est dans cette optique qu’il ouvrit, en 1954, deux premières Cités : la Cité Myriam, à Montreuil-sous-bois, qui hébergera les Nord-Africains ; la Cité Notre Dame, à Paris, qui accueillera les sans-abris. Au fil des années, d’autres Cités furent créées pour répondre à des besoins sociaux spécifiques.

Souhaitant regrouper ses Ă©tablissements fonctionnant avec des financements publics dans une association distincte, le Conseil d’Administration du Secours Catholique crĂ©a, le 1er janvier 1989, l’Association des CitĂ©s du Secours Catholique (ACSC) – association qu’il continue Ă  soutenir aujourd’hui -.

En 1995, l’ACSC fusionna avec l’EHPT (Entraide aux Handicapés Physiques par le Travail) intégrant alors de nouveaux établissements :

> L’Atelier d’Aubervilliers (Entreprise AdaptĂ©e pour adultes handicapĂ©s lĂ©gers moteurs et/ou mentaux) – ouvert en 1958 ;
> Le Domaine de Pescheray (Établissement d’Aide par le Travail pour adultes handicapĂ©s mentaux) – crĂ©Ă© en 1968 ;
> Le Foyer Jean Rodhain (Foyer de Vie pour adultes hommes handicapĂ©s mentaux sĂ©vères et mixte depuis fĂ©vrier 2002) – ouvert en 1975.

Par la suite, l’ACSC poursuit son évolution en s’adaptant soit à un besoin identifié par rapport au public à accueillir et repéré au sein de l’association, soit à la demande d’autorités administratives, ou en faisant un lien avec une délégation du Secours Catholique.

Son évolution actuelle dépend pour une bonne part de la création de nouveaux établissements ou dispositifs en priorité dans les régions où l’association est déjà présente, mais également sur de nouveaux territoires (région PACA, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais, etc.) au sein de deux secteurs prioritaires : le Handicap adulte et le Logement.

Les publics prioritaires de l’ACSC sont les enfants et adolescents en grande difficulté, les personnes en situation de handicap, les grands exclus vieillissants, les personnes atteintes de troubles psychiatriques.

Les fondements historiques

Au cours de l’hiver 1954, le Secours Catholique ouvrit une « Cité d’urgence », installée sous des tentes, pour accueillir et nourrir des personnes sans-logis. À la fin de cet hiver, la décision fut prise de créer un véritable établissement pour les « hommes à la rue », ce sera la Cité Notre Dame à Paris. À la même époque, la Cité Myriam ouvrit ses portes à Montreuil pour accueillir des travailleurs migrants, en difficulté de logement à leur arrivée en France.

De nombreuses autres « Cités » ont été créées par la suite. Elles sont conçues comme des réponses nouvelles, des initiatives-pilotes, « des prototypes », pour reprendre l’expression de Jean Rodhain. Chacune d’elles illustre des aspects particuliers de la pauvreté et de la précarité. Elle témoigne des engagements de l’association, tant de ses professionnels que de ses bénévoles, et de la reconnaissance par les pouvoirs publics. Cette reconnaissance, à la fois juridique et financière, est d’abord politique pour la qualité du travail engagé.

Avec la crĂ©ation en 1989 de l’« Association des CitĂ©s du Secours Catholique » (ACSC), le Secours Catholique dote les CitĂ©s d’une autonomie de gestion mieux adaptĂ©e Ă  leur financement public et au statut professionnel de leurs intervenants, tout en veillant Ă  associer des bĂ©nĂ©voles dans l’accueil des personnes.

Depuis, l’ACSC inscrit son action en lien Ă©troit avec le Secours Catholique d’une part. De l’autre, elle dĂ©veloppe ses activitĂ©s en coopĂ©ration avec les collectivitĂ©s publiques en proposant des rĂ©ponses aux nouveaux besoins sociaux ou en reprenant la gestion de structures associatives existantes.

L’intégration en 1995 de l’association Entraide aux Personnes Handicapées par le Travail, issue elle-même du Secours Catholique, apporte alors à l’ACSC sa composante médico-sociale. Puis, en 2006, l’ACSC ouvre un Centre Éducatif Fermé, expérimentant ainsi un troisième secteur d’activité et s’ouvrant à un nouveau groupe de personnes requérant un accompagnement très spécifique, les jeunes face à la justice.

L’ACSC compte actuellement 19 Cités, réparties sur 3 territoires : l’Île-de-France, le Sud et le Centre-Ouest. Ils représentent plus de 98 dispositifs et une capacité globale de 6 254 places.

Les interventions de l’ACSC, s’appuyant sur le savoir-faire de professionnels et sur un rĂ©seau de nombreux partenaires, concernent  l’accompagnement des personnes en situation d’exclusion et de handicap, dans les domaines de l’hĂ©bergement et du logement, de la santĂ©, de la justice, de l’insertion professionnelle et de la formation, de la parentalitĂ© et de la vie citoyenne.

Le terme « Cité », choisi pour désigner un établissement pouvant regrouper plusieurs structures et dispositifs d’action sociale, a été conservé comme qualifiant les valeurs que les responsables et les équipes souhaitent mettre en œuvre.

C’est dans la Cité qu’on devient citoyen et qu’on manifeste avec justesse la volonté de vivre ensemble.