Crise des métiers de l’Humain : retour sur la mobilisation du 8 juillet dernier

18/07/2022 | 46 vues

19 fédérations et collectifs associatifs d’Ile-de-France du champ sanitaire, social et médico-social ont appelé à poursuivre la mobilisation interfédérale en faveur des métiers de l’Humain.

Alors que nous estimons plus de 7 000 postes vacants soit 6,5% des effectifs théoriques des établissements et services sanitaires, sociaux et médico-sociaux en Île-de-France, le collectif interfédéral s’alarme de la situation des professionnels du secteur privé non lucratif des solidarités et de la santé et de la continuité d’accompagnement des personnes fragilisées.

En dépit des annonces gouvernementales du 18 février 2022 sur la prime de revalorisation à hauteur de 183 euros nets, d’importantes lacunes subsistent quant au périmètre d’application ainsi qu’aux fonctions éligibles. Pour faire face aux besoins croissants des personnes vulnérables, la revalorisation de tous les corps de métiers qui composent nos organisations est indispensable et urgente.

Cités Caritas était présente au rassemblement prévu le 8 juillet devant le Palais Royal.
Dominique Manière a tenu à s’exprimer au nom de la FEHAP et de ses adhérents « pour dire et redire, comme ce fut le cas déjà en février, l’urgence de l’équité entre les métiers et de la reconnaissance des oubliés ; l’urgence et la nécessité impérieuse d’une rémunération digne pour chacun ; pour dénoncer l’injustice de la non reconnaissance des métiers indispensables que sont aussi les fonctions administratives, techniques, et logistiques ; ».

Dominique Manière a également demandé « que la revalorisation de la valeur du point d’indice promise au secteur public soit appliquée à l’ensemble des conventions de nos secteurs sociaux et médicosociaux, et que cela se traduise par une réévaluation des financements des services ». Car la revalorisation est possible : « Les moyens budgétaires existent, c’est une question de priorisation et d’arbitrage ».

Enfin, pour Dominique Manière la revalorisation va bien au-delà de la rémunération financière : « Au travers une juste rémunération de l’ensemble des métiers, par un financement des dispositifs permettant cette revalorisation, se joue aussi le soutien aux plus démunis, aux personnes en situation de vulnérabilité sociale, aux personnes en situation de handicap, aux personnes en recherche d’un asile, car il s’agit bien, dans chaque situation, d’une personne, homme, femme, enfant.  A travers notre démarche se joue le soutien auquel chacune d’elles a droit. Il ne s’agit pas de privilège, il s’agit des droits fondamentaux que notre République promet.

Ce qui est en jeu à terme c’est une société où il restera possible de vivre solidairement, équitablement et fraternellement » conclut-il.